One.

One.

Oh lord, hear me please. You have to make me sober. Aspirin, come on please. I don't want to suffer. I found one of my socks. Under the telephone. I've never asked these bells. To ring in my home. What have I done to my hat? I had no hat before. Something like a tearing's running on my bones. It's allright now. But what an awful night. I'm almost reaching the kitchen. I'll drink water till I die, about yesterday. Yesterday was the time of lavishness. Everything 'round me was only loveliness. I was the king but the night was reigning over me. So much excitement but now this pleasure's gone without me. It's allright now. But what an awful night. I'm almost reaching the kitchen. I'll drink water till I die. I'll drink water till I die. I'll drink water till I die. Aspirin, come on please. I don't want to suffer. Oh lord, hear me please. You have to make me sober. But I don't know what's going on there.

Noir Désir*
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# Posted on Wednesday, 21 October 2009 at 7:52 AM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 12:42 PM

Two.

Two.

Flash Back°
[La rencontre. La découverte de l'autre. Le coup de foudre]

Tu l'avais rencontré dans une foule de personnes, nouvelles et connues, quelques jours après la rentrée de Terminal. Un nouvel élève parmi tant d'autres, tu n'avais rien perçu en travers de son visage, simplement parce que tu n'avais pas cherché. Il ne te paraissait pas être hors du commun comme devait l'être un prince charmant, pour toi ça devait se voir au premier coup d'½il. Seulement ton passé amoureux avait changé ta vision des choses, et tu étais dorénavant sur la défensive, ne cherchant plus le prince charmant, persuadée qu'il n'existait finalement pas. Il était donc pour toi comme tous les autres, une dose de souffrance. Tu n'aurais cependant jamais imaginé cela... Un samedi soir d'Octobre, alors que le vent hurlait sa colère, tu attendais de pouvoir traverser cette rue qui le séparait de toi. Le visage pâle, les yeux cernés par la maladie, des vêtements choisis à la dernière minute, il te regardait pourtant différemment. Ton c½ur avait fait un bond, toi aussi tu l'avais regardé différemment, mais inconsciemment tu avais interdit à ton c½ur de s'emballer. Il était pris, avec elle, depuis 16 mois déjà, puis tu étais toujours sur ta défensive de marbre. Tu avais donc effacé ce que ton c½ur s'était imaginé l'espace d'une demi seconde. Enfin de l'autre côté de la route, tu lui dis bonjour d'une bise habituelle mais troublante. Tu réprimandas ton c½ur. Les autres vous attendaient, une fois la bise faite à chacun, ils entrèrent. Vous vous étiez assis sur la marche devant le Farafina pour fumer une cigarette. La nuit commençait à tomber, les lumières qui illuminaient et donnaient vie à la rue caressaient vos visages. Tu étais contente d'être là. Vous aviez passé la soirée autour d'une table basse, collés sur des canapés rouges et des chaises en bois. Il était à ton opposé, le sourire toujours aux lèvres. Tu pensais alors qu'il était content d'être là. Tu admirais sa présence et son charisme, d'un simple sourire il assourdissait la pièce, à moins que ce n'était toi... Tu le regardais faire son show, participait de temps en temps mais restais absorbée par son physique grossier imposant. Au premier coup d'½il, il t'avait donc paru «grossier», tu n'avais pas trouvé de mot pour le qualifier, finalement il t'avait déjà peut-être quelque peu intrigué... Tu n'avais pas essayé de chercher plus loin, trop désespérée. Mais là, contre ton gré, contre la promesse que tu t'étais faite à toi même de ne jamais revivre un enfer, ton esprit se figeait et s'ancrait à l'intérieur de lui comme si tu pouvais voir dans un livre ouvert. Dans ses yeux de grand blagueur, tu perçus la fragilité la plus humaine qui soit, voire plus fragile que la tienne. Tu percevais une âme qui souffrait et se cachait derrière une apparence d'homme grand et puissant. Tu voyais en effet son énorme c½ur en or qui battait au rythme de la soirée et sa puissance à cacher sa tristesse, sa faiblesse. Il te fascinait... L'heure avançait, étant malade depuis plusieurs jours tu t'étais décidée à bien profiter de cette sortie imprévue. L'alcool t'était vite montée à la tête, modérément bien sûr, il ne t'en avait pas fallu beaucoup mais assez pour être encore plus joyeuse. Tu voyais qu'il t'observait de temps à autre, tu te demandais si il était aussi simple de voir en toi qu'en lui, ça te fit peur, tu ne souhaitais pas qu'il puisse lire ce que pleurait ton c½ur. Tu refermais avec d'autant plus de précaution les verrous qui emprisonnaient ton malheur, ta peur de la vie ne le concernait en rien, tu souhaitais donc garder cela pour toi. Tu fus à ce même moment prise de culpabilité, peut être que lui non plus ne voulait pas être mis à nu alors que tu t'étais permis de le scruter, c'était horriblement impoli. Tu fis au mieux pour oublier, mais il t'attirait de plus en plus. Puis arriva ce moment, où sans plus ou moins t'en rendre compte tu avais fait en sorte de ne l'avoir rien que pour toi, dans les marches du Farafina. Il avait les yeux noyés dans les tiens pendant que vos corps se rapprochaient l'un de l'autre, comme aimantés. Tu avais pris son visage dans une de tes paumes, tu voulais voir plus loin. Lui aussi, voulait voir plus loin, tu l'avais senti à son bras qui venait d'entourer ta hanche. Il avait donc lu en toi, en ton intérieur le plus caché, comment avait-il fait... Une sorte de bulle vous avait englobé, le monde alentour en était devenu incroyablement flou. Il faisait alors noir, tes yeux s'étaient clos, pour mieux apprécier le baiser que tu étais en train de lui offrir. Puis une lumière, l'orage, l'éclair, le coup de foudre... Et de nouveau le noir, tu lui avais tout montré, avec ce baiser. Il avait donc ressenti cette nouveauté que fut ce moment pour toi, tu lui avais déjà avoué que tu l'aimais... Parce que oui, tu l'aimais déjà... Quand tu t'en étais rendu compte, tu fus sous le choc, désarçonnée de voir à quel point il t'avait envoûtée, ça t'avait fait agréablement peur, ce qui te déstabilisa d'autant plus. Tu étais tombée amoureuse, en une demie seconde.
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# Posted on Wednesday, 21 October 2009 at 7:59 AM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 11:57 AM

Three.

Three.

Portrait°

Je l'apprécie de tout son long, le dévisage, l'admire de haut en bas. Il a la chevelure parfaite pour y passer la main, ébouriffée, douce, et brune comme la nuit. Ses sourcils épais & foncés rendent son regard encore plus marquant, regard dessiné par deux grands yeux sombres noyés par l'amour. Et des yeux qui racontent une histoire.. Il a les joues des bébés, roses et lisses jusqu'aux poils de sa barbe, des joues à croquer et à embrasser sans fin. Une bouche parfaite avec de belles lèvres pulpeuses qui s'aimantent tendrement aux miennes. Un sourire large qui laisse découvrir de jolies fossettes heureuses. Il adore plonger ce beau visage entre mes seins ou s'endormir la tête posé sur l'un d'eux. Sa peau mate donne l'impression que la mienne est de neige et la chaleur de son corps m'accompagne dans mes hivers spirituels douloureux pour y apporter l'espoir. Il a la nuque et le cou à y coller les lèvres pour de chastes baisers sensuels. ----------------------------------------------------------------------- Lui...

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# Posted on Wednesday, 04 November 2009 at 3:48 PM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 11:54 AM

Four.
Amour, amour, prends moi, arrache moi d'ici et emporte moi. Envolons nous, loin, et fais disparaître ce monstre comme à chaque fois que tu prends mes mains, que tu me serres contre toi, que tu me regardes avec les yeux de l'amour. Tue-le mon amour. Tue-le, juste avec tes mains, en frolant mon corps du bout des doigts, en caressant simplement ma peau, en malaxant mes seins, mes fesses, en m'empoignant violemment par la taille. Tue-le mon amour, en t'engouffrant bien à l'intérieur de moi, en y mettant tout ton amour pour le faire souffrir, en y allant bien fort pour qu'on ne fasse plus qu'un, pour que je me retrouve à travers toi et en toi. Tue-le mon amour, en me regardant jouir de toi, du mot espoir qui réside dans tes yeux, de nos transpirations qui se mélangent. Regarde moi, nos corps entremêlés, mes ongles implantés dans ta peau, mes lévres au bord de ton oreille qui jouissent un je t'aime entre deux respirations qui s'accélérent. Tue-le mon amour.

Four.

Amour, amour, prends moi, arrache moi d'ici et emporte moi. Envolons nous, loin, et fais disparaître ce monstre comme à chaque fois que tu prends mes mains, que tu me serres contre toi, que tu me regardes avec les yeux de l'amour. Tue-le mon amour. Tue-le, juste avec tes mains, en frolant mon corps du bout des doigts, en caressant simplement ma peau, en malaxant mes seins, mes fesses, en m'empoignant violemment par la taille. Tue-le mon amour, en t'engouffrant bien à l'intérieur de moi, en y mettant tout ton amour pour le faire souffrir, en y allant bien fort pour qu'on ne fasse plus qu'un, pour que je me retrouve à travers toi et en toi. Tue-le mon amour, en me regardant jouir de toi, du mot espoir qui réside dans tes yeux, de nos transpirations qui se mélangent. Regarde moi, nos corps entremêlés, mes ongles implantés dans ta peau, mes lévres au bord de ton oreille qui jouissent un je t'aime entre deux respirations qui s'accélérent. Tue-le mon amour.

Un monstre en moi°

Tu aurais pu raconter ta vie en commençant par « il était une fois », en finissant heureuse et avec beaucoup d'enfants. Tu aurais pu écrire que tu as rencontré le prince charmant et qu'il t'a sauvée d'un simple baiser. Le prince charmant, tu l'as trouvé mais son baiser ne t'a pas sauvé, il t'a juste permis à certains moments d'oublier. Ton histoire était un fléau du début à la fin, moins grâce à lui, il l'a porté avec toi ; tu trouvais cela injuste. Tu redoutais ces périodes de rechute où c'était dure entre vous, il souffrait autant que toi ; tu trouvais cela injuste. Tu détestais ces périodes où tu te sentais loin de lui, parce qu'il ne pouvait pas comprendre malgré ses efforts surhumains pour te soigner ; tu trouvais cela injuste. Tu méprisais ces périodes qui étaient source de conflits, parce que tes réactions étaient excessives et inconsidérées, ce qu'il ne méritait pas ; tu trouvais cela injuste. Tu te trouvais injuste. Tu pleurais la vie parce que tu ne l'assumais pas. Tu prenais la fuite à travers l'impatience. tu t'étais perdue sur le chemin de la vie, égarée dans une forêt avec comme panneau d'indication « échec ». Tu essayais pourtant de prendre ta vie en mains. Cela était seulement impossible parce que tu doutais de toi-même et de ton destin. Sur tes joues coulaient des larmes de haine, oui tu te détestais. Ton impuissance te rendait malade. La forêt étant devenue un labyrinthe, il faisait de plus en plus sombre. Ta faiblesse finirait par avoir raison de toi. Le brouillard commençait à prendre forme, tu voyais flou. Tu t'arrêtais parfois, t'asseyais et fermais les yeux en espérant vivre un cauchemar. Mais rien. Rien ne changeait quand tu te réveillait au petit matin. Tu pleurais la vie parce que tu ne t'assumais pas. Tu marchais, tu marchais à reculons dans les nuages de la souffrance. Et quand tu te mettais à courir, tu tombais, vidée de toutes tes forces. Le labyrinthe n'avait pas de sortie. Tu etais emprisonnée. Tu avais peur. Tu vivais pourtant l'amour et l'amitié, tu étais entourée. Mais rien ne semblait y changer, tu continuais de pleurer, et ne comprenait pas. Non tu n'y comprenais rien et c'est ce qui te bouffait le plus. Tu crevais sans savoir de quoi, tu pleurais sans savoir pourquoi. De ces jours qui fracturaient ta vie, tu aurais voulu ne rien laisser paraître sur ton visage, ne rien laisser voir de ce qui en permanence te rongeait. Mais tu n'y es point parvenue, et tu t'en faisais le reproche. L'existence que tu menais ne répondait en rien à tes aspirations et tu te surprenais à rêver de départ, de fuite, de recommencement. T'évader, partir, t'échapper, t'envoler pour renaître, t'éloigner de cette souffrance, de ce monde de fou, craquer cette bulle de larmes que tu es. Exclue par l'incompréhension, par la maladie, tu etais à la perpétuelle recherche d'un repère sur cette terre inconnue, d'une sortie au tunnel. Faire s'étouffer les démons qui étaient en toi, partir pour ne pas mourir, pour ne pas qu'ils te tuent. Te retrouver. Mais qu'est-ce donc? Cette chose qui t'a envahit pour faire de toi une bombe qui explose des larmes. Un noeud, une boule de tristesse dans le ventre, elle s'est emparée de toi comme ça, sans prévenir, comme une baffe lancée en pleine face. Et ce sentiment de ne plus rien contrôler, ce sentiment que tout te dépasse, ce sentiment que ce n'est plus toi qu'un monstre respire à travers ta bouche et qu'il lance des fléches autour de lui en plus de s'auto-détruire avec de la pure haine. Et toi Et toi où es-tu?

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# Posted on Sunday, 15 November 2009 at 12:02 PM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 1:01 PM